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L'entreprise moderne a-t-elle une âme ?

l'entreprise moderne a-t-elle une âme ?

Quand on se réfère à l'étymologie du mot âme, ses racines signifient « souffle, respiration ». Il s'agit d'un principe vital qui anime le corps d'un être vivant. Pour l'entreprise, il s'agit de sa culture, sa réputation, mais aussi de ses valeurs, de ce qui la guide dans ses choix et qui contribue à véhiculer une image particulière.

Les finalités d'une entreprise

 

Si aujourd'hui on associe le terme « valeur » à la notion d’éthique de l'entreprise, traditionnellement, la création de valeur s'est surtout concentrée sur la notion de rentabilité.

 

 

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Et si l'objectif des entreprises devenait la soutenabilité sociale et environnementale,
et non pas la  maximisation du profit ? (Droits A.E.P.)

 

 

Son objectif s’est -trop souvent – limité à la maximisation du profit. Triste symbole de ce type de logique, l'évènement du Rana Plaza ( l'effondrement d'un immeuble au Bangladesh qui a coûté la vie à 1138 ouvrières et ouvriers du textile et près de 2000 blessés) a donné lieu à une loi qui impose aux entreprises un devoir de vigilance pour les marques vis-à-vis de leurs sous-traitants.

Si l'entreprise est un acteur majeur de la société, son comportement peut donc avoir des conséquences positives ou négatives sur celle-ci !

 

Et si les finalités des organisations contribuaient (enfin) à répondre aux attentes de la société en termes de soutenabilité sociale et environnementale ?

 

Ainsi, certaines entreprises affichent en parallèle de leurs impératifs économiques, des indicateurs sociaux et environnementaux pour mesurer leur impact global sur la société 🌱

 

Les grandes tendances des entreprises à mission : donner du sens

 

Depuis plusieurs années, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) - soutenue par la norme ISO 26000 - permet de guider les pratiques des entreprises selon une logique d'amélioration continue.

 

Si la démarche peut être réalisée de manière volontaire, la réalisation d'un reporting RSE (rapport qui rend publiques toutes les informations sur les actions mises en place par l’entreprise et ses résultats pour respecter les principes du développement durable) est obligatoire pour certaines entreprises cotées en bourse (avec un chiffre d’affaire supérieur à 100 millions d’euros ou une masse salariale supérieure à 500 employés).

 

Et la démarche d'engagements RSE se développe de plusieurs manières, en attestent les labels Lucie (reconnaissant l'engagement RSE d'une entreprise) ou encore le label international B-corporation et leur slogan encourageant les entreprises à ne pas être les « meilleures entreprises au monde, mais les meilleures entreprises pour le monde ».

 

 

ne pas être les « meilleures entreprises au monde, mais les meilleures entreprises pour le monde ».
Hey non Léo, l'objectif n'est pas d'être l'entreprise maitre DU monde mais la meilleure entreprise
POUR le monde (Droits 20th Century Fox)

 

 

Connaissez-vous la tendance des entreprises à mission ? Les SCOP par exemple, sont des sociétés coopératives de forme SA, SARL ou SAS dont les salariés sont les associés majoritaires. Ce type de gouvernance permet que le profit généré par l'entreprise soit partagé équitablement.

Autre exemple, les structures relevant de l’Économie Sociale et Solidaire existent sous différentes formes juridiques (SCOP, association, mutuelle, etc.) et sont réunies par des valeurs communes de solidarité et d'utilité sociale telles que les entreprises d'insertion par le travail. Défendant également un fonctionnement démocratique, les résultats dégagés par l'activité d'une structure de l'ESS sont réinvestis dans le projet pour assurer la pérennité de la structure et les emplois.

 

Enfin, en 2019, la loi Pacte sur la réforme de l'entreprise offre la possibilité aux entreprises de définir leur raison d'être. L'objet social de l'entreprise se voit redéfini au sein même du Code civil. Il ne se limite plus à la seule recherche du profit puisqu'il intègre désormais un rôle social et environnemental. Bien que peu contraignants, ces critères encouragent les entreprises à faire évoluer leurs visions. La communauté des entreprises à mission a ainsi été créée pour accompagner le déploiement de cette évolution du statut dans le monde économique.

 

Quand le supplément d'âme d'une entreprise favorise l'engagement des collaborateurs

 

Comme l'illustre la récente étude Deloitte, 87% des personnes interrogées accordent de l'importance au sens au travail. Pour un collaborateur, cela peut se traduire par sa capacité à faire le lien entre les tâches quotidiennes qu’il effectue, sa participation au bien commun ainsi que ses conditions de travail.

 

Parallèlement, une autre étude venant de Randstat dénonce les bullshit job. Ce terme popularisé par l'anthropologue américain David Graeber, désigne un emploi inutile, dont on ne perçoit pas le sens. Dans cette étude, un français sur cinq indique peiner à trouver du sens à son travail 😲

 

Face à ces constats, une entreprise engagée pour la société comme auprès de ses salariés, saura-t-elle entretenir l'engagement professionnel de ses collaborateurs ?

 

Comme l'explique les résultats de l'étude, «  un salarié engagé en vaut deux », 61% des salariés ont des activités associatives en dehors de leur travail. De plus, 73% des personnes interrogées partagent qu'ils aimeraient que leur entreprise leur propose de s'engager dans des causes

 

 

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Autre conclusion intéressante, les salariés qui ont pu vivre un engagement solidaire au sein de leur entreprise éprouveraient davantage d'engagement au travail. Sentiment de fierté de travailler pour son entreprise, épanouissement professionnel plus important, adhésion plus forte aux valeurs et à la culture d'entreprise sont autant de facettes pouvant avoir une répercussion positive sur les métiers. Il s'agit d'une logique gagnant-gagnant.

 

Comment raviver l'âme d'une entreprise et allier mission sociétale et rentabilité ?

 

Les entreprises ont un réel potentiel à devenir moteur d'un mouvement pour développer un impact positif sur la société. En prenant en considération une approche plus globale à la fois marchande et non marchande, les entreprises s'approchent ainsi d'un développement durable où le pilier économique rejoint les piliers environnementaux et sociaux.

 

Les parties prenantes, investisseurs ou collaborateurs cherchent une cohérence entre les produits, les discours et les actes.  Dans une société où les pratiques sont de plus en plus visibles de par la multiplicité des sources d'information et l'ampleur donnée par les réseaux sociaux, les entreprises sans états d'âme sauront-elles perdurer sans se renouveler ?

 

Aussi nous pouvons comprendre qu'une entreprise aurait une âme lorsque les pratiques mises en place pour le développement de son activité respectent le vivant : de ses collaborateurs, à l'écosystème en passant par l'environnement de travail.

 

Et vous, savez-vous quelle est la raison d'être de votre entreprise ?

 

 

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